• Décor

    Verdun et sa nature sont un lieu historique chargé de symboles pénétrants, de la division du royaume des Francs à la terrible bataille de la Première guerre mondiale. Qui parcourt les lieux de bon matin sait qu'il piétine des strates de cadavres et d'obus, scellés dans ce terrain par la souffrance de combats absurdes, de souvenirs désespérés figés dans les morts par la violence des explosions. Et l'imagination s'emballe, le moindre brin d'herbe exhale (si si, par les stomates) l'esprit des combattants fauchés par une onde de choc, une rafale, ou la mort. Même l'innocent promeneur, fruit de l'oubli ou de l'inculture, éprouvera malgré lui une forme d'étrangeté dans l'atmosphère, de celle qui confère aux lieux une âme particulière, que viendront confirmer la multitude de signes disséminés çà et là, sillons, cuvettes, panneaux, sentiers, îlots de fortifications, et les brumes particulières. 

    Les curieux découvriront des « scores » monstrueux, près de 300 000 morts et 400 000 blessés, donnant une idée précise de l'échelle du drame et de la charge émotionnelle de l'endroit. En 2016, 100 ans après, il était donc normal et attendu que la France (et l'Allemagne) rende hommage à tout ces hommes, et commémore cette bataille par un événement un peu spécial. Un peu spécial mais à la hauteur du symbole ; personne n'oserait, du moins pas encore, songer à une Hellfest ou un feu d'artifice suivi des habituelles manifestations paillardes. L'incongruité sauterait immédiatement à l'esprit. Et pourtant…

     

    Drame

    Et pourtant la programmation musicale vient de générer l'un de ces drames dont la politique, et sa médiatisation, est friande. Du bruit, du buzz, de l'information en boucle et en continu, des mots et des insultes, l'agitation classique pour une faute de goût. Car on ne sait qui, l'Élysée, le gouvernement, le maire, aura choisi de programmer, pour accompagner à Verdun l'hommage aux morts, un concert de rap à destination des jeunes générations présentes. Et pas n'importe quel rap, celui de Black Mesrimes (Alpha Diallo), du groupe « Sexion d'Assaut » — on admirera les jeux de mots — connu pour ses excentricités. 

    Au début personne ne tique, puis les milieux identitaires s'émeuvent et dénoncent quelques jours plus tard, entraînant dans leur sillage des élus de droite, puis finalement tout une partie de la population française, l'inadéquation du rappeur avec l'événement. Le contenu des clips et des chansons du jeune homme est désigné comme choquant et honteux, par les traces d'homophobie, de misogynie, de détestation de la France et d'antisémitisme qui s'y trouvent, dit-on. Le Front National y déniche le qualificatif de kouffars, terme arabe qui désigne les mécréants, à l'encontre des Français. L'indignation atteint de telles proportions que la mairie de Verdun décide finalement d'annuler le concert, son maire PS craignant quelques fâcheux débordements.

    Annulation ! Les contempteurs respirent, mais une partie de la gauche cette fois s'indigne très violemment, comment a-t-on pu annuler un concert ? Des personnalités de gauche dénoncent via Twitter les pressions de l'extrême droite et la capitulation du gouvernement, peu aimé depuis l'adoption de la loi dite el-Khomri, face au fascisme et à la morale réactionnaire anti-culture. On crie à la droitisation des esprits, au racisme (Black Mesrimes est noir, d'origine guinéenne) et au retour des « heures les plus sombres de notre histoire. »

    Et le drame compte en rester là, une histoire de droite anti-culturelle contre une gauche cultureuse, les fachos contre les anti-fachos, les réactionnaires contre le progressisme. Et pourtant…

     

    Dénégation — sens occulte, incongruité 

    La nouvelle ministre de la Culture, Audrey Azoulay, condamne l'annulation en ces termes en plein festival de Cannes : « Des voix déchainées ont obtenu l'annulation d'un concert au nom d'un ordre moral nauséabond et décomplexé. N'acceptons jamais cela. Ce n'est pas la première fois que l'autocensure succède à ces coups de forces inacceptables. » Et Jack Lang, ministre éternel de la Culture, de surenchérir dans le même sens, passons. « Ordre moral nauséabond et décomplexé », vraiment ?

    Et pourtant, donc, les critiques lancées contre la programmation du concert de rap émanaient, me sembla-t-il, de toute la population française, sur les forums et les réseaux sociaux, dans un registre essentiellement apolitique et anidéologique : un concert de rap à Verdun semblait définitivement être une faute. 

    Et voici la question nodale, le fond du problème, et ce qui m'inquiète dans la réaction de la ministre de la Culture. À aucun moment celle-ci ne semble avoir pu imaginer qu'un concert de rap, qui plus est de Black M, programmé pour la commémoration de la bataille de Verdun ait pu être une incongruité. Le maire de Verdun lui-même, Samuel Hazard, semble n'y voir aucune inconvenance. Voici un lieu, Verdun, chargé d'une mémoire douloureuse, 300 000 morts, un quasi sanctuaire, qui appelle à la pudeur et à la retenue, et les personnes en charge de la commémoration trouvent tout à fait pertinent d'y inclure un concert de rap, histoire de divertir les jeunes personnes présentes. Dénuées de tout sens de l'honneur, de toute dignité, elles confrontent sans aucune espèce de gêne le puissant symbole de la souffrance solennelle de Verdun au symbole même de la futilité, de l'argent facile, du dédain et du monde cynique du divertissement. Peut-être même avons-nous échappé à la présence de Beyoncé, ou d'un direct de Cyril Hanouna avec concours de nouilles dans le slip sur le champ de bataille ! Bientôt le parc d'attraction à Auschwitz ?

     

    Autre fin

    Rama Yade, dont l'époux s'occupe des commémorations de la Première guerre mondiale entre 2014 et 2018, est entrée dans le même registre du racisme et de l'intolérance pour condamner l'annulation. Elle appuie son jugement sur le fait que le rappeur serait issu d'un arrière-grand-père tirailleur, des fameux tirailleurs sénégalais, et qu'en conséquence la présence de Black M semblait parfaitement adéquate.

    Argument irrecevable ! J'aurais pour ma part volontiers accepté — les autres Français aussi je pense — que le rappeur, concerné par cette guerre au nom de son ancêtre, de son histoire familiale, se lance dans une forme d'hommage personnel, et compose pour l'occasion d'un concert quelques chansons entièrement dédiées à l'horreur de cette guerre, à Verdun, en parfaite adéquation avec les lieux et l'événement commémoratif. Sa présence aurait eu, dans ces conditions, du sens. Mais non, Black M conscient du mouvement d'aversion aura simplement déclaré qu'il n'en garderait pas grief, sa principale préoccupation étant que « tout le monde s'amuse », que tout le monde s'amuse. Tout est dit !

    Une commémoration de la bataille de Verdun se doit-elle d'amuser la foule, de la divertir ? Les gens deviennent fous.


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  • « I am going out of my head », Little Anthony meilleur interprète du soi qui s'excapite, sans doute à cause de sa voix, d'abord, puis du mouvement de sa propre tête, indéfinissable, pourtant moins ondulant que Frankie Lymon.

    Hors de sa tête, perdre sa tête, Saint Denis la ramassa comme un objet transitionnel, suscitant la frayeur de son tyran, nous l'avons désormais un peu tous à l'extérieur, et la contemplons sans nos yeux, du bout des doigts. Maggot Brain nous enseigne le voyage de l'esprit, par les vibrations acoustiques, souvent proches du cri, primal, de l'aube des consciences, ou primordial, qui signe le déploiement pulmonaire. Et nous en venons au fait : la tête d'où exhalent nos pensées se dissocie de ses produits et la respiration l'y entraine jusqu'à l'oubli de soi.

    Et voici la demi lune croissante, sertie dans la nuit comme un œil enivré ; plus nous devenons intelligents, plus nous absorbons la lumière, nous étendons un trou. Une multitude de plis et de crevasses rendent la superficialité opaque, de plus en plus opaque, de plus en plus de plis, d'innombrables ciselures capturent nos lumières jusqu'au néant du grand noir. Heureux hasard de la nature, les trous noirs de l'univers aspirent eux aussi l'énergie, la lumière, la matière, vers on ne sait où, comme on s'épuise à se rendre compte, et le laser femtoseconde rend le métal noir, multipliant les surfaces.

    Nous finirons tous par y sombrer, en corps ou en cendres, après que se sera éteint la chandelle, puis la tête. 


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  • La Turquie vient d'abattre un Su-24 russe, bombardier tactique de conception ancienne, pour avoir violé son espace aérien. L'hélicoptère de secours a reçu son lot d'obus hostiles, et s'est posé en catastrophe dans la région de Lattaquié, où s'est écrasé le Su-24. L'un des commandos de l'hélicoptère serait mort, l'un des deux pilotes du Su-24 aurait été mitraillé pendant sa descente en parachute puis achevé au sol par la rébellion turkmène, le second sain et sauf, récupéré par une intervention de l'armée syrienne.

    Recevant cette information, une image illumine immédiatement l'esprit, celle d'un avion traversant négligemment un espace aérien non autorisé, par un écart dans sa direction de vol, plutôt que de longer sagement une frontière linéaire entre la Turquie et la Syrie. Et l'on se dit que les Russes entretiennent décidément un petit peu de défiance vis-à-vis des règles, en se souvenant de ces automobilistes roulant tranquillement sur les trottoirs pour contourner les embouteillages aux environs de Moscou.

     

    Raison

    Mais une fois encore, la curiosité intellectuelle remettra tout en question. Après quelques renseignements glanés sur les sites spécialisés, voire même auprès des autorités turques, l'évènement apparaît moins évident. La Défense turque montre, comme preuve de sa bonne foi, une carte du suivi radar de l'avion incriminé. Nous voyons une trajectoire en boucle, puis une ligne droite finale dont la prolongation mène vers la côte syrienne. Cette ligne droite de vol située en Syrie, donnant raison aux autorités russes, traverse tout de même à un moment donné le territoire turc, donnant raison aux autorités turques. Comment est-ce possible ? Sur la carte nous voyons une sorte de langue turque pénétrant le territoire syrien, laquelle langue héberge une base d'écoute et s'étale, d'après la petite réglette de Google Earth, sur 4,7 km de longueur et 2 km de largeur. La carte radar fournie par la Turquie montre un Su-24 traversant le bout de cette langue dans sa largeur, touché par le missile en territoire syrien, avant de s'écraser toujours dans le territoire syrien à quelques kilomètres de la frontière. En admettant une vitesse de vol très moyenne de 800 km/h, l'avion russe aurait donc traversé le territoire turc en moins de 9 secondes ! À sa vitesse de croisière classique, soit 1 200 km/h en altitude moyenne, il aurait traversé l'organe géographique en moins de 6 secondes.

     

    Questions

    Plutôt que de contourner cette langue, le pilote russe décida-t-il peut-être de franchir ce petit bout de territoire, par facilité, pour éviter quelques minutes d'exposition supplémentaires aux tirs ennemis ? Les forces aériennes turques auraient transmit un message d'avertissement, à plusieurs reprises, voyant l'avion se diriger vers cette langue. Quand ont-ils décidé de tirer le missile, combien de temps le missile a-t-il volé avec d'endommager le Fencer (nom Otan du bombardier), et surtout pourquoi n'avoir pas suivi la procédure habituelle qui est d'intercepter puis raccompagner l'intrus ? Difficile sans doute, dans un espace aussi réduit que celui de cette petite langue, rapportée à l'espace aérien. D'ailleurs les F-16 turcs sont-ils eux-mêmes restés en zone turque ?

     

    Tristesse

    La guerre, toujours la guerre, encore des morts pour pas grand-chose. Certes, la Turquie entretient depuis 2012 un groupe islamiste turkmène syrien contre le régime de Bachar el-Assad, entre la région de Lattaquié et de Homs. Certes la Russie défend ses positions stratégiques en Syrie, et bombarde donc inévitablement ces Turkmènes, contrariant les projets d'Erdogan en Syrie. L'apparition d'une étincelle devenait inévitable, elle s'est amorcée ce mardi matin, compliquant plus encore le théâtre du conflit syrien. Drôle d'époque !

    Ils auraient mieux fait de simplement tirer la langue. 


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  • Le Beaujolais, quel miracle attire donc les consommateurs vers cette mixture corrosive et discutable ?

    Le Beaujolais se sert en société, chacun observe ce verre que les autres s'empressent de porter aux lèvres, direction le gosier, rebond aussi sec au cerveau par le mystère des voies sanguines et du nez. Puis les bouches libèrent chacune à leur tour un avis bien tranché, dont on veut irrésistiblement vérifier la valeur. On se surprend alors à porter soi-même le curieux breuvage aux lèvres, qu'il enflamme avant de labourer la langue et d'emporter les papilles aux enfers. Étourdi par l'affront gustatif, on se met à gémir le jugement, aussitôt démenti par les autres alentour.

    À l'unanimité, les verres s'emplissent à nouveau, afin d'être bien certain d'avoir raison, et de le conforter. Et l'on demande la mie, indispensable instrument de réinitialisation des gustatives de la langue chez tout œnologue autodidacte. Dans la foulée, un saucisson sec offrant sa consistance au pain blanc, ou de campagne, est aussi bienvenu. Et glou et glou, brûlures labiales, bombardement de la langue, gorge irritée, sang, nez, ou avec, on ne sait plus très bien, rendu. Lèvres engourdies, on reste hésitant, le goût foncièrement différent, où donc est ce tanin, y en a-t-il seulement un, et cette noix, cet humus, cette framboise ou vanille ?

    Hop, vérification, tintement des gemmes de Bacchus ! Des visages écarlates pointent leur bouche, une trompe tendue vers les rebords girons d'un verre trop plein. Et glou et glou et glou, et voici les flammes jusqu'au fond des entrailles, et l'esprit du vin qui remonte illico, direction la conscience, exigeant le rapport. Nom de… encore différent… l'abricot a disparu, modifié, depuis gant la poudeille esd-elle ouferte ? Il aurait paz édé drop aéré, le ffin, dides les zamiiiis ? 

    Les démons s'agitent, les goûts passent de l'un à l'autre, chacun croit reconnaître le même. À l'unanimité les juges, dont le visage offre désormais toutes les nuances de rouge, demandent réitération des impressions, le vin est une dimension sensorielle trop subtile pour s'abandonner à la négligence et au dilettantisme. Une autre et la même, conditions similaires, protocole infaillible, le même tire-bouchon l'ouvrira. Décompression, service, gouttes, lumière et profondeur de robe, et glou et glou et glou et… Les têtes instables observent au plafond mouvant quelques vaporosités et nuances mystérieuses. Les avis divergent encore, certains attrapent du regard un fruit flottant ici, d'autres soufflent un air boisé, légèrement piquant… Et le saucisson disparaît en rondelles, broyées dans les bouches et dégluties avec du pain.

    À la rupture du stock, l'assemblée trouve enfin la note consensuelle : cette année sera la bonne. On se félicite et congratule, on se dit à la prochaine fois, avant de louvoyer dans les vapeurs d'alcool. Hic et nunc. Amen.


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  • Après l'horreur et l'incrédulité, le temps des sentiments à l'égard des victimes et de la suite des évènements, surgissent inévitablement quelques interrogations, dont certaines se concrétiseront peut-être en film, étude, ou tout autre moyen d'y former sinon une réponse, au moins du sens. 

     

    Symbole et mystère

    La date, cette date si particulière dans la culture occidentale, cinématogénique, il semble improbable qu'elle n'ait pu avoir une quelconque espèce d'influence dans la préparation du forfait. Le vendredi 13 aura-t-il fait partie du plan sémiotique de ce qui est aussi une grande opération de communication, à connotation terrifiante, destinée à présenter au monde un visage impressionnant de l'organisation islamiste concernée ? Paris, ville de culture et de cultureux, au bon sens du terme, n'aurait pu rester indifférente à une telle coïncidence. Ou peut-être s'agit-il d'un simple hasard croisant la date du match, cible première…

    Le Stade de France, énorme panier ovoïdal empli de sujets de France (mais pas que) ; le football est comme en Allemagne et ailleurs, dont le Moyen-Orient d'ailleurs, une sorte de culture nationale fortement relayée dans les médias principaux. J'ignore si le match en lui-même fit l'objet d'un choix méticuleux, chez les terroristes ; le France-Allemagne amical, en présence du président, quelle aubaine pour qui cherchait à surprendre, en direct, devant un maximum de témoins. Ce fut un échec en partie, fort heureusement, les tribunes étant inaccessibles.

    Bataclan, aucune symbolique particulière si ce n'est la réputation de l'endroit. Peut-être fallait-il navrer, affecter le monde culturel et cultureux de Paris, et sa dimension internationale, accompagné des plaisirs du bavardage en terrasse, un verre à la main et quelques saveurs en bouche. 

    Ou peut-être dans ces choix la bête assurance de trouver du monde, un vendredi soir.

     

    Angoisse et solitude

    Les trois terroristes du stade auraient apparemment raté leur mission, faute d'avoir pu traverser les portes et pénétrer l'enceinte. Leur corps ont éclaté dans le désert, ou presque, réduisant fort heureusement le nombre des victimes potentielles. L'intervalle entre chaque détonation interroge. On songe à celui dispersé dans une quasi solitude, après avoir tranquillement pris sa commande (blessant tout de même grièvement la serveuse). Sans fusillade, engagé dans un attentat suicide, sa mission dépendait de sa propre mort — le patron de la BRI pense que ceux du Bataclan se destinaient à survivre —, seul face au résultat. Privé de stade, le voici devant l'échec de son opération initiale. Alors que d'autres occasions se présentaient à lui, d'autres foules un peu plus loin dont le vendredi soir ne manquait pas, il aura choisi de s'asseoir à une table, passer une commande, et se désintégrer sur le champ, interrompant toute pensée, instantanément, définitivement. Manque de lucidité, liquéfaction morale à l'idée d'avoir failli, ou forte angoisse devant la réalité de tous ces visages insouciants, comme une forme d'hésitation ultime jaillie d'un reste d'humanité soudainement ravivé par les regards ? Nous ne saurons jamais rien des pensées qui auront traversé son esprit. Quoi qu'il en soit, cette faillibilité donne une minuscule note d'espoir sur les possibilités de prévenir le radicalisme.

     

    Comment peut-on en venir à de tels actes, quels sont les processus mentaux en jeu ? Les promesses d'une transcendance heureuse, du passage vers un au-delà meilleur, conditionnée au meurtre et à la violence me semblent être une raison trop faible.


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